Teresa De Sio, née à Naples, est une artiste libre, indépendante, innovatrice et exploratrice. Elle a toujours décidé seule de ses albums — deux millions et demi d’exemplaires vendus — qu’elle a autoproduits. Depuis 2004, elle les publie également sous son propre label indépendant, C.O.R.E., fondé au début des années 2000 avec Marialaura Giulietti.
Elle aime se présenter comme une folksinger d’auteur :
« …la musique folk, c’est le rock du peuple. Avec le folk, on apprend à respecter les hommes et les femmes de notre monde, à reconnaître leur passé et, grâce à cela, à regarder vers l’avenir… »
Au fil des années, elle a incarné la cohérence et la force du renouveau.
Une amitié profonde et ancienne la liait à Pino Daniele — surnommés le roi et la reine de Naples, ou comme ils aimaient se définir eux-mêmes, le coq et la poule.
Son avant-dernier travail discographique lui est d’ailleurs dédié.
Artiste polymorphe, Teresa a toujours recherché l’échange et le métissage. Ses collaborations sont innombrables : Pino Daniele, Fabrizio De André, Brian Eno, Stewart Copeland, Vinicio Capossela, Giovanni Lindo Ferretti, Daniele Sepe, Raiz, Ginevra Di Marco, Peppe Voltarelli, Piero Pelù, Fiorella Mannoia, Ivano Fossati, Mauro Pagani, et bien d’autres encore.
Elle a porté sa musique à travers le monde dans les plus grands festivals, de Ravello à Bangkok, de New York à Istanbul.
Mais son engagement artistique ne se limite pas à la musique. Elle est également coautrice, avec Giovanni Lindo Ferretti, du spectacle CRAJ, dont elle assure la mise en scène. Cette œuvre est un hommage aux pionniers de la musique populaire des Pouilles : Matteo Salvatore, Uccio Aloisi, les Cantori di Carpino, des musiciens pour qui la musique est un prolongement de la vie, véritables gardiens de la tradition orale.
De ce spectacle naîtra aussi un film du même nom, réalisé par Davide Marengo, qui remportera au Festival de Venise le Prix Miccichè du meilleur premier film.
Elle est également une romancière reconnue, auteure de Metti il diavolo a ballare (Einaudi, 2009) et L’Attentissima (Einaudi, 2015).
Entre Noël 2013 et les premiers jours de 2014, Teresa est invitée par Pino Daniele à participer à Napule è tutta n’ata storia, cinq concerts au Palapartenope de Naples. Une occasion en or pour les six mille personnes présentes chaque soir : Teresa et Pino réunis sur scène, chantant et jouant ensemble. Voglia ‘e Turnà, Quanno Chiove et Napul’è.
La magie du roi et de la reine de Naples renaît ainsi à travers la musique.
C’est dans cet esprit que naît en janvier 2017 Teresa Canta Pino.
Un travail profondément dévoué : Teresa, en entrant en studio, décide de repousser la sortie de son album de morceaux inédits pour donner la priorité à cet acte d’amour envers le grand musicien napolitain disparu trop tôt.
Dans cet album, les mondes de deux artistes différents et complémentaires se rencontrent et fusionnent. Il contient également un cadeau à Pino : une chanson écrite spécialement pour lui, pour l’ami, le frère de cœur — O’ Jammone.
S’ensuit une tournée, Teresa canta Pino, où elle met en scène un concert folk-rock capable de restituer toute l’essence de Pino, tout en révélant l’âme vibrante de cette artiste aux mille facettes : ironique et réfléchie, profonde et légère, engagée et attentive, toujours souriante, pleine d’énergie et d’adrénaline.
À l’été 2018, elle parcourt l’Italie et participe à plusieurs festivals avec le projet en power trio Il Pensiero Meridiano, où le folk laisse de plus en plus de place à des sonorités rock et pop.
Ces derniers mois, elle a composé presque d’un seul souffle les dix morceaux de son nouvel album Puro Desiderio, qui marque un véritable tournant dans son écriture, ses sonorités et ses collaborations — notamment avec le pianiste et arrangeur Francesco Santalucia, et avec le rappeur et chanteur Ghemon.